Le collectif Cinéma et Mémoire conduit par Habiba Djahnine et ses partenaires vous convient à la projection de 6 films documentaires réalisés par des femmes dans le cadre d’un atelier de création de films documentaires qui s’est tenu à Timimoun et Alger de Novembre 2017 à mai 2019.

Ces films seront projetés le 27 juin à la cinémathèque d’Alger, voici le programme et les synopsis des films :

E’sitar / الستار / 26’ / de Kahina Zina
Résumé / Kahina comprend dès l’enfance qu’elle est une condition, cependant elle en ignore les
raisons. Elle nous raconte un chemin de vie, une quête jonchée de questionnements et de
ressentiments. Peur, colère, usure, espoir, sagesse… Elle doute, cherchant des réponses à travers ses
histoires, ses souvenirs et ceux de sa sœur Mouna, de son amie Yasmine ; dans d’autres récits, dans
d’autres lieux. Pouvoir vivre en paix en tant que femme dans un monde où les hommes lui ont
appris sa condition.

Selon elle / رایھا في / 19’ / de Kamila Ould Larbi
Résumé / Face à sa mère qui repasse le linge, Kamila cherche des bribes de réponses à ses doutes
quant à sa vie future et le chemin à emprunter. Le fil conducteur du film se situe dans l’échange
entre elle et sa mère, marquant le lien fort qui les unies. Elle avance, loin, pas assez loin… arriver
là c’est déjà assez loin pour elle, « Selon Elle ». Ce film reste inachevé, comme l’est sa vie.

Yeah, Djamila goulili, loukan nmout, kifeh tdiri ? / Dis-moi Djamila, si je meurs, comment
feras-tu ? / 33’ / de Leïla Saadna
Résumé / El Ghorba. C’est là où vont les hommes. Rarement les femmes. Un endroit incertain,
intérieur, loin de la terre, loin de la mère aussi, un point qui fait mal ici et là-bas et ce à travers les
générations. El ghorba a un envers, celui des femmes qui restent et attendent de génération en
génération, de part et d’autre.

Felfel lahmar / لحمر فلفل / 30’ / de Gacem Saadia
Résumé / Être une femme prise entre ces deux Codes : le Code de la famille (Qanun El Oussra) et
le Code de ma famille. Deux codes qui se nourrissent l’un l’autre. Des interdits, des injonctions,
des règles de bonnes conduites destinés aux femmes dictées par des hommes de loi, de la famille et
de la société. Et les femmes dans tout cela ?

Mon peuple, les femmes (Documentaire sonore) / 23’ / de Sara
Résumé / Les espaces de non-mixité choisi ont été pour plusieurs femmes, dont moi-même, un
pilier de la prise de conscience féministe, une source de force pour agir sur notre propre vie et
celles des femmes autour de noues. Ce documentaire sonore a ainsi été une occasion de noues
interroger ensemble sur nos cheminements féministes et les possibilités de construire une lutte
collective.

Nnuba / 47’ / de Sonia At Qasi-KESSI
Résumé / Nnuba (À tour de rôle), est l’appellation donnée à une très vieille organisation sociale
d’entraide féminine qui consiste à faire paître le bétail du village à tour de rôle. Ce film traite de
cette pratique instaurée par les bergères d’un village de Bouzeguene, dans les hautes montagnes
kabyles. Chants, confidences, poèmes, récits de vie, rires et pleurs ponctuent et accompagnent
cette activité pastorale où la vie et la mort se côtoient, se célèbrent et se réconcilient.

Bnet El Djeblia / الجبلیة بنات / 40’ / de Awres Wiame
Résumé / Khedidja el djeblia était moudjahida durant la guerre de libération algérienne dans un
village à Médéa, après l’indépendance, elle revécut les traumatismes de guerre, et fut internée en
1970 à l’hôpital psychiatrique de Blida. Ses filles, Turquia et Aicha, dont le père est chahid,
avaient intégré le centre des enfants de chouhada (martyrs), où elles avaient eu une formation
artistique. Turquia deviendra danseuse au sein du Ballet National Algérien, et va raconter à sa fille
son vécu et le vécu de Khedidja.