Le Centre Algérien de la Cinématographie, (CAC) organisme public qui gère la cinémathèque algérienne, est un établissement public (subventionné par l’État), créé par décret présidentiel le 17 mars 1967.  Le CAC a récupéré la gestion de la prestigieuse cinémathèque Algérienne qui a été crée le 23 janvier 1965, et qui est devenue à partir de la salle du 26 rue Ben M’hidi à Alger l’épicentre de ses activités cinématographiques nationales.

La cinémathèque Algérienne est considérée comme la première en Afrique et dans le monde arabe et la seconde dans le monde en matière de nombre de films stockés. Elle possède dans ses cinq lieux : Bibliothèque Nationale, Bab El Oued, la wilaya d’Alger, Blida et Bejaia et Eucalyptus plus de 60 000 boites de films dans tous les formats cinéma (8mm, 16mm, 35mm).

Membre de la FIAF (Fédération Internationale des Archives du Film) depuis 1996, ses missions sont celle d’une authentique cinémathèque: elle récupère, rassemble, conserve et protège les films.  Plus 20.000 longs métrages et 10.000 courts métrages et autant de documentaires constituent ses archives films; de plus les collections photos et affiches ainsi que le centre documentation – bibliothèque enrichissent et complètent ce trésor. Les journalistes, étudiants et chercheurs y trouvent tous les éléments qui leur permettront d’avancer dans leurs travaux. Le service de documentation de Debussy est considéré comme une mise d’or en matière d’affiches, photos et livres de cinéma.

L’autre activité fondamentale de la cinémathèque algérienne, à savoir la diffusion, a pris aussi un grand essor. Le CAC possède 12 salles de répertoire qui sont opérationnelles et installées à travers le pays (Alger, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Béchar, Tiaret, Blida, Bejaïa, Tizi-Ouzou, Constantine, Batna, Souk Ahras et Annaba) reçoivent un public fidèle et connaisseur. Ces salles qui diffusent des programmes quotidiens sont doublées au fur et à mesure d’une bibliothèque. En effet, la littérature représente un lien indispensable pour la connaissance du cinéma.

Toutes ces activités permettront à la cinémathèque algérienne dans les années à venir, grâce à un programme spécial de défense et de promotion de la production national, d’intervenir dans le champ culturel en aidant à la relance de toutes les activités cinématographiques de notre pays : diffusion, production, festivals etc…
Et ceci est d’autant plus important que le cinéma, art complet apporte la connaissance, l’émotion et aussi l’emploi. Enfin pour terminer, soulignons que la cinémathèque algérienne représente aujourd’hui le lieu incontournable pour toutes les recherches sur les cinématographies arabe et africaine.

Le CAC est dirigé depuis le 20 décembre 2018, par Salim Aggar (ex réalisateur et critique de cinéma) et l’établissement emploi plus 133 salariés à travers plus 12 wilayas.