CAC- 28 mars 2020: Cinq ans après sa disparition, la cinémathèque Algérienne a souhaité organiser dans son programme le cycle Sid Ali Kouiret, l’un acteur algérien les plus célèbres en Algérie et ailleurs. Le 5 avril prochain cela fera cinq ans exactement que le comédien a disparu en 2015, des suites d’une longue maladie.

Huit films choisi par la cinémathèque algérienne à découvrir à la maison 

Dans de sa programmation virtuelle, le site de la Cinémathèque Algérienne, vous offre l’occasion de regarder huit films où Sid Ali Kouiret campe le rôle principal: « L’opuim et le baton » de Ahmed Rachedi bien sur, Echabka de Ghaouti Bendedouche, « le retour » de Ben amar Bakhti, « Morituri » de Okacha Touita, « L’évasion de Hassan Terro » de Mustapha Badie, « les enfants du Soleil » de Mohamed Ifticène « le retour de l’enfant prodige » de Youssef Chahine ou encore « Décembre » de Mohamed Lakhdar Hamina. Des films pour la plus part sont disponible sur la chaîne Youtube de l’ENTV. 

Sid Ali Kouiret un parcours de combattant dans le cinéma  

Grand comédien de théâtre et de cinéma et pourtant il détestait les artistes.  À 17 ans, alors qu’il est souteneur au port, il rencontre Mustapha Kateb qui dirigeait, dans les années 1950, une troupe de théâtre amateur, au Café de Daniel et se retrouve sans trop le vouloir à la rue Randon où Kateb répétait… Depuis, c’est la grande rencontre avec les planches et la soif des voyages.

En 1951, il se retrouve à Berlin avec la troupe EI-Mesrah EI-Djazairi, puis à Paris, en 1952, entonnant Min Djibalina dans les cafés algériens.

En 1954, il est à Bucarest pour le 2e festival de la jeunesse et des étudiants pour la paix. La même année, il devient professionnel et signe avec la troupe municipale d’Alger dirigée par Mahieddine Bachetarzi, en 1955, la DST surveille le local de la rue Randon et fiche ses camarades. Il débarque à Marseille et rejoint Paris où il rencontre Mohamed Boudia, Hadj Omar, Missoum, Nourreddine Bouhired. « On faisait les cafés FLN », raconte-t-il. En 1958, il fait naturellement partie de la troupe artistique que met sur pied le FLN dans le but de sensibiliser l’opinion internationale, après l’indépendance, il est au TNA et, à partir de 1963, il entame une brillante carrière cinématographique.

Son premier rôle à l’écran, il le tient dans l’adaptation pour la télé par Mustapha Badie de la pièce « Les Enfants de la Casbah » de Abdelhalim Raïs (1963). Toutefois, ce n’est qu’avec L’Opium et le Bâton (1970) d’Ahmed Rachedi qu’il s’impose vraiment. Puis vient Décembre (1971) de Mohammed Lakhdar-Hamina, suivi de beaucoup d’autres films algériens et étrangers parmi lesquels on retient Le Retour de l’enfant prodigue (1976) de Youssef Chahine et Destins sanglants (1980) de Kheiri Bichara. Il prend sa retraite – anticipée – du TNA, en (1987). Repris par Fouzia Aït El-Hadj, il rejouera dans Les Concierges de Rouiched, en 1991, et décrochera un 1er rôle dans le feuilleton La famille Ramdam diffusé sur la chaîne française M6 en (1992).

« Décembre » de Lakhdar Hamina 

« L’opuim et le baton » de Ahmed Rachedi

« le retour de l’enfant prodige » de Youssef Chahine

Morituri de Okacha Touita 

« L’évasion de Hassan Terro » de BADIE 

« Les enfants du Soleil »de Mohamed Ifticène 

« Chabka » de Ghouti Bendedouche 

« Le retour » de Benamar Bakhti